Luc Courchesne, Naked in Paradise (2013-)

Comment faire sa propre rétrospective de mi-carrière

Une conférence par Luc Courchesne

Jeudi 9 mars 2017, de 18 h à 20 h

Un nouvel espace habitable s’est ouvert. Il est virtuel, infiniment expansible et malléable, accessible en tout temps et depuis n’importe où. Les artistes, quelque soit leur médium de création, laissent des traces, des artéfacts et éventuellement des oeuvres qui sont exemplaires des processus dans lesquels ils sont engagés. Avec le temps, ces traces, ces artéfacts et ces oeuvres forment un corpus qui, dans son ensemble, fait lui-même oeuvre. Une bonne stratégie pour la documentation et l’archivage des processus de création facilitera la construction et la présentation publique rétrospective du travail d’un artiste. Cette conférence présente ma propre démarche de documentation, d’archivage et de mise en espace (virtuel) d’un corpus qui se construit depuis une quarantaine d’années.

Luc Courchesne est un pionnier des arts numériques. Des portraits interactifs aux systèmes d’expérience immersive, il créé des œuvres innovantes et engageantes qui lui ont mérité des récompenses prestigieuses comme le Grand Prix de la Biennale de l’ICC à Tokyo en 1997, plusieurs mentions et l’Award of Distinction d’Ars Electronica à Linz en Autriche en 1999. Ses œuvres font partie des grandes collections dont celles du ZKM|Karlsruhe et ont fait l’objet d’une centaine d’exposition à travers le monde, notamment au Museum of Modern Art à New York. Diplômé du Nova Scotia College of Art and Design en 1974, puis du Massachusetts Institute of Technology en 1984, il a été l’élève de Toni Mann, de Michael Snow et d’Otto Piene. Il est co-directeur de la recherche à la Société des arts technologiques (SAT), professeur honoraire à l’Université de Montréal et membre de l’Académie royale des arts du Canada. C’est la Galerie Pïerre-François Ouellette art contemporain qui le représente.