Image: Sarah Lacasse-Masterson

Questionner l’avenir

Réflexion publique sur la réactualisation de la Biennale de Montréal

4 juin 2014 de 17 h à 19 h

Table ronde avec Mathieu Beauséjour, Louise Déry, Sylvie Fortin, Alain Thibault

Artexte et les étudiantes et étudiants du département d’histoire de l’art de l’UQAM vous convient à une table ronde organisée dans le cadre du cours Analyse des œuvres d’art sur le site : la biennale comme format d’exposition à New York, Montréal et Québec. Cet événement constituera le premier exercice public de réflexion au sujet de la réactualisation de la Biennale de Montréal et aura lieu le 4 juin prochain à Artexte. Il vise à rassembler des acteurs clés du champ des arts visuels pour discuter des enjeux et des impacts de la nouvelle version de la biennale montréalaise ainsi que des attentes dirigées à son endroit. En engageant un échange stimulant et constructif, cette rencontre permettra aussi d’offrir des outils pour réfléchir sur les développements futurs du phénomène des biennales.

Alors que la scène artistique internationale est transformée par l’apparition de dizaines de biennales dans les années 1990, Montréal suit la tendance et met sur pied son propre événement en 1998. Au lendemain de son remaniement et de son association au Musée d’art contemporain en 2013, plusieurs questions doivent être posées afin d’éclairer les nouvelles orientations de la Biennale de Montréal. En effet, celle-ci cherche dorénavant à s’inscrire durablement dans un circuit mondial, mais comment peut-elle concilier ce désir d’internationalisation tout en affirmant une identité nationale ? Dans le but de sortir d’une dialectique ou d’éviter les oppositions simplistes entre le global et le local, nous croyons qu’il est important de réfléchir collectivement sur la posture que la Biennale souhaite adopter en tant qu’indicateur culturel.  

Plus encore, il nous semble pertinent de réfléchir sur le pouvoir et le potentiel d’un tel événement et d’identifier les multiples  bénéficiaires de sa réussite. En effet, comment se traduira sa capacité d’agir au niveau sociopolitique et culturel à court ainsi qu’à long terme ? Quels moyens seront mis en œuvre pour rejoindre à la fois les spécialistes du champ de l’art et de nouveaux publics? Le format de la biennale tentera-t-il de générer un espace propice au dialogue en convoquant différents partenaires tant du milieu des arts que de la recherche? Quelles seront les répercussions à long terme de cet événement ponctuel? Sera-t-il un moteur de croissance durable? Enfin, comment la biennale arrivera-t-elle à servir ses objectifs dans l’intervalle entre ses éditions? La table ronde sera une occasion d’ouvrir le débat sur ces questionnements cruciaux.

Par la mise de l’avant d’enjeux liés à l’identité et à son rayonnement, à l’articulation de différents discours selon les publics, à l’événementiel et à la durabilité, nous espérons faire le pont entre les attentes et les promesses liées à la Biennale de Montréal.

Modération : Julie Riendeau, étudiante du département d’histoire de l’art à l’UQAM

Mathieu Beauséjour est artiste en art visuel. Il vit à Montréal.
galerieantoineertaskiran.com/artists/represented/mathieu-beausejour

Louise Déry (doctorat en histoire de l’art) dirige la Galerie de l’UQAM après avoir été conservatrice au MNBAQ et au MBAM. Commissaire du pavillon du Canada à la Biennale de Venise (2007, David Altmejd) et d’une performance de Raphaëlle de Groot (2013), elle a reçu le Prix d’excellence Hnatyshyn pour le commissariat en art contemporain (2007). galerie.uqam.ca/fr/accueil.html

Sylvie Fortin est la directrice générale et artistique de la Biennale de Montréal depuis septembre 2013. Elle œuvre depuis 20 ans à titre de commissaire, critique, éditrice et gestionnaire d’organismes artistiques. Elle a été rédactrice en chef (2004-2007) et directrice générale/rédactrice (2007-2012) de ART PAPERS, un bimensuel en art contemporain publié à Atlanta. Elle a été conservatrice de l’art contemporain à l’Agnes Etherington Art Centre à l’Université Queen’s (2013), commissaire de Manif 5 – la Biennale de Québec (2010), conservatrice de l’art contemporain à la Galerie d’art d’Ottawa (1996-2001), coordonnatrice à la programmation à la Chambre Blanche, Québec (1991-1994), et collaboratrice à long terme d’OBORO, Montréal (1994-2001). www.bnlmtl.org

Alain Thibault est directeur artistique et commissaire dans les domaines de l’art numérique, la musique électronique et l’art sonore. Il a fondé de deux événements majeurs à Montréal, ELEKTRA, un festival annuel présentant des performances d’art numérique, et la BIAN, Biennale internationale d’art numérique, axée sur les volets expositions, installations et art public. Il est également artiste audio et compositeur de musique électronique. Il a collaboré avec des artistes visuels tels que Yan Breuleux sous le nom de Purform et Matthew Biederman sous Ray_xxxx. Ses pièces ont été présentées dans plusieurs pays européens, au Japon, à Taïwan, en Corée du Sud, au Brésil, aux États-Unis et au Canada. bianmontreal.ca/