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Une journée de réflexion sur l'artisanat avec Nicole Burisch et Anthea Black

16 novembre 2013, de 14 h 30 à 19 h

Visite de la collection d’Artexte et présentation de livres et de documents sélectionnés par Nicole Burisch à 14 h 30 :

Chercheur en résidence à Artexte en 2012-2013, Nicole Burisch a enquêté sur la présence et le positionnement de l’artisanat au sein de la collection d’Artexte.  Sous une notion élargie de l’artisanat, Burisch a réuni un ensemble d’objets et d’articles qui, à la fois, soulèvent et répondent aux questions suivantes : comment voit-on certains aspects de l’artisanat dans d’autres domaines artistiques ? Quelles qualités ou connaissances artisanales sont utiles pour communiquer certaines valeurs ou idées ? Comment cela a-t-il changé par rapport aux autres moments ou mouvements de l’histoire de l’art ?

Le résultat de cette recherche est rassemblé dans une nouvelle publication : l’édition limitée d’un livre d’artiste sous la forme hybride d’une base de données et d’un zine. En utilisant le processus répétitif du photocopieur et du réarrangement, cette publication trace la présence de l’artisanat dans la collection d’Artexte, tout en laissant la place aux lacunes, aux contradictions et aux ajouts futurs. Le lancement officiel de cette nouvelle publication aura lieu à 17h, après la conférence.

Conférence d’Anthea Black et Nicole Burisch : From Craftivism to Craftwashing : consuming and co-opting the politics of craft de 16 h à 17 h :

Dans la quasi décennie faisant suite à l’apparition du mot « craftivism » pour décrire la fusion de l’artisanat et de l’activisme, plusieurs forces ont brouillé ce dialogue alors émergent et l’ensemble de ses pratiques associées. Burisch et Black examinent comment les qualités particulières de l’artisanat ont été confondues avec la notion d’authenticité, de l’individualité et la politique et ce que cela signifie en regard de l’évolution de la notion de militantisme. Si l’écoblanchiment (greenwashing) fait référence à l’utilisation de la marque pour donner une image écologique responsable à un produit – tout en dissimulant ses impacts négatifs – est introduit ici le terme « craftwashing » pour désigner des cas où l’artisanat est utilisé pour commercialiser et effectuer l’engagement politique et social, tout en masquant les impacts éthiques, environnementaux et économiques de la production et de la consommation globale.

Anthea Black et Nicole Burisch collaborent depuis 2005. Leur contribution au discours sur le « craftivism » : Craft Hard Die Free, Curatorial Strategies for Craftivism, paraît dans The Craft Reader (Berg) et Extra/ordinary: Craft and Contemporary Art (Duke University Press). Ensemble, elles ont présenté leur recherche à plusieurs conférences, galeries et institutions au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni.